Balade avec Réglisse - Sonia Rodrique
Sonia Rodrique

Étudiante en théâtre, je me passionne évidemment pour le jeu mais tenez-vous bien: pour le tricot! Un de mes plus grands plaisirs dans la vie est de flâner à la maison pour tricoter des petits cadeaux que j’offrirai aux gens que j’aime. Et entre le tricot et le jeu – je blogue! C’est une excellente façon pour communiquer mes états d’âmes et mes passions.

Balade avec Réglisse

Balade avec Réglisse - Sonia Rodrique

J’étais avec mon chien sur le bord d’un étang. Des canards filaient doucement sur l’eau. J’avais prévu un imperméable à capuche, car la météo annoncée pour cet après-midi prévoyait de la pluie, peut-être même des orages. J’avais surtout réussi à penser à fermer mes portes et fenêtres Longueuil  ; je m’étais habitué à laisser entrebâiller la baie vitrée de ma chambre, mais le changement de temps qui avait été annoncé ne me le permettait plus. Nous étions à la fin du mois de septembre. Les arbres n’avaient pas encore tous pris leurs couleurs d’automne. La saison d’été avait été sèche, une lourde chaleur l’avait accompagnée et elle semblait vouloir se prolonger. J’avais vraiment trop chaud avec mon pardessus. Je le glissais dans le sac à dos que j’emportais pour mes promenades. Mon chien, un labrador noir qui répondait au nom de « Réglisse », adorait se baigner. Il était dans la mare qui, miraculeusement, ne s’était pas vidée.

J’entendis un animal qui se rapprochait. Peut-être qu’il venait se désaltérer. J’avais avec moi mon appareil-photo. Je me postais derrière un rocher. Le bruit se rapprochait. Tout à coup, je pensais à mon chien. Il s’enfuirait certainement quand il verrait l’animal sauvage arriver. En fait, il n’y en eut pas seulement un, mais tout un troupeau qui arriva. Des biches et un grand cerf qui traversèrent la mare dans un fracas presque assourdissant. Je parvins à prendre un cliché satisfaisant de ce moment. Finalement, je cherchais mon sac, mais je ne le trouvais pas. Après quelques minutes d’investigation, je me retournais vers la pièce d’eau et je sifflais mon animal de compagnie. Réglisse ne tarda pas à me répondre en aboyant. Il était sur la rive opposée.

Il voulut traverser, se lança dans l’eau, mais un objet passa près de lui dont il se saisit tout en continuant à nager. Je reconnus, à son arrivée, mon sac. Heureusement que j’avais déjà testé son étanchéité, je savais donc que tout ce qui était dedans ne serait pas mouillé. Ce fut au moment que je me fis cette réflexion que les premières gouttes de pluie tombèrent. D’abord espacées, elles se firent de plus en plus nombreuses. Puis, j’entendis l’orage gronder. Pour mon chien, déjà trempé, cela ne changerait rien. Mais j’avais intérêt à me dépêcher de mettre l’imperméable que j’avais prévu ; je l’enfilais au plus vite, et je courus pour rapidement arriver sur l’aire de stationnement où je m’étais garé.