Des parents trop protecteurs - Sonia Rodrique
Sonia Rodrique

Étudiante en théâtre, je me passionne évidemment pour le jeu mais tenez-vous bien: pour le tricot! Un de mes plus grands plaisirs dans la vie est de flâner à la maison pour tricoter des petits cadeaux que j’offrirai aux gens que j’aime. Et entre le tricot et le jeu – je blogue! C’est une excellente façon pour communiquer mes états d’âmes et mes passions.

Des parents trop protecteurs

Des parents trop protecteurs - Sonia Rodrique

Je suis la petite grande dernière de mes parents. Depuis mon enfance, j’étais toujours considérée comme la plus fragile de nous trois. Mon frère et ma sœur étaient au petit soin avec moi. Même quand je suis entrée dans la vie active, ils n’arrêtent pas d’être constamment sur mon dos. J’essaie de rassurer mes parents que je peux prendre soin de moi toute seule, sans qu’ils interviennent tout le temps, mais en vain. Les convaincre de me laisser déménager dans une maison, était la plus difficile des tâches que j’ai dû faire dans ma vie. Gatineau, c’est à deux heures de route de chez nous. Mais maman ne manque jamais d’excuses pour venir chez moi. C’est réconfortant de les voir de temps en temps, mais j’ai besoin d’espace pour respirer. Si vous aviez vu comment mon père a enquêté sur toutes mes relations, en particulier sur Daniel. C’est vraiment flippant ! C’est un collègue de travail et un ami proche. Il travaille en tant que spécialiste AdWords. Mes parents ne comprennent pas que c’est humiliant d’être traité ainsi à mon âge, par peur de les blesser, je n’ose pas les brutaliser, étant donné qu’ils sont de bonnes intentions. Quand mon père a découvert que Daniel avait été marié par le passé, ce fut le chamboulement total. Ils n’arrêtaient pas de me persuader de rompre ma relation avec Daniel. Il croit savoir ce qui est bon pour moi plus que moi-même. C’est ce qui est choquant parce que son attitude tend à vouloir diriger ma vie. À court d’idée, j’ai dû les supplier de prendre un peu de recul. Je leur ai dit, « papa, je sais parfaitement que tu veux m’éviter une éventuelle souffrance, mais s’il te plaît, laisse-moi apprendre de mes erreurs. Je te promets d’être vigilante. Après tout, ton épaule sera toujours disponible quand j’en aurai besoin ». Il m’a juste lancé un sourire comme pour me dire qu’il ne peut pas faire ce que je lui demande. Le lendemain, il a donné rendez-vous à Daniel dans un restaurant pas très loin. Je l’ai appris quelque temps plus tard. C’était la première fois que je me suis fâchée avec mes parents. C’était très désagréable à vivre, aussi bien pour moi que pour eux. L’important, c’est qu’ils ont fini par accepter d’apprendre à mieux connaître mon ami avant de le juger. C’est pour cela que je leur suis très reconnaissante.