Mes cours de cuisine - Sonia Rodrique
Sonia Rodrique

Étudiante en théâtre, je me passionne évidemment pour le jeu mais tenez-vous bien: pour le tricot! Un de mes plus grands plaisirs dans la vie est de flâner à la maison pour tricoter des petits cadeaux que j’offrirai aux gens que j’aime. Et entre le tricot et le jeu – je blogue! C’est une excellente façon pour communiquer mes états d’âmes et mes passions.

Mes cours de cuisine

Mes cours de cuisine - Sonia Rodrique

Je m’étais inscrite à des cours de cuisine, et le premier se déroulerait le samedi suivant. Trois variantes autour de menus étaient proposées. J’avais eu les coordonnées de cet atelier grâce à une amie qui avait déjà suivi quelques séances. Les mets qu’elle avait cuisinés étaient, pour certains, tirés de la cuisine asiatique. Elle avait appris les astuces qui permettent de confectionner un porc au caramel réussi, cuisiné un riz au lait de coco à la saveur épicée, moulé des brioches au saucisson, et bien d’autres recettes encore qu’elle réalisait, à présent, à la perfection. J’avais goûté à ses plats et j’avais été très intéressée par ce cours de cuisine. Je n’étais pas très douée dans ce domaine, car je manquais de savoir-faire. Je pensais qu’être encadrée par un professionnel, me donnerait de la confiance et de bonnes habitudes. C’était exactement ce qui me manquait.

Je pris un rendez-vous pour un débouchage de drain, comme tous les ans ; je préparais mon emploi du temps de la semaine suivante, puis j’arrosais mes plantes en pot. C’était un rituel que je renouvelais tous les samedis. J’étais attentive au moindre changement qui pouvait se produire sur leurs feuilles, ou leurs branches. Pendant longtemps, ils étaient les seuls végétaux que je possédais. Je m’étais installée dans cette maison avec mon compagnon, mais j’avais habité, seule, en appartement pendant cinq ans. Mes deux ficus et ma misère m’avaient tenu compagnie. Même si, maintenant, j’avais un jardin, mon attachement à ces plantes allait au-delà de ce que je pouvais ressentir pour un érable ou une clématite.

Je regardais, avant de partir à mon cours, l’itinéraire que je devais suivre. J’avais un trajet d’environ dix minutes en automobile à faire pour atteindre mon but. Je pris trois boîtes hermétiques et un bocal en verre. Ces fournitures avaient été demandées pour que nous puissions emporter les plats que nous préparerions. J’envoyais un message à Delphine, mon amie qui suivait les mêmes cours que moi. Je devais passer la prendre pour que nous allions ensemble à la « séance d’apprentissage de l’art culinaire », comme nous nous plaisions à l’appeler, par plaisanterie. Je fus étonnée de recevoir un message de Delphine qui me disait, en résumé, qu’elle ne pouvait pas venir, car elle n’avait pas trouvé de solution pour que ses enfants soient gardés. Je lui proposais de les emmener avec nous. L’idée lui plut, et nous sommes parties avec les deux enfants de mon amie.