Mon cellulaire perdu - Sonia Rodrique
Sonia Rodrique

Étudiante en théâtre, je me passionne évidemment pour le jeu mais tenez-vous bien: pour le tricot! Un de mes plus grands plaisirs dans la vie est de flâner à la maison pour tricoter des petits cadeaux que j’offrirai aux gens que j’aime. Et entre le tricot et le jeu – je blogue! C’est une excellente façon pour communiquer mes états d’âmes et mes passions.

Mon cellulaire perdu

Mon cellulaire perdu - Sonia Rodrique

Presque arrivée chez moi, il ne me restait plus que quelques minutes de route à faire, j’ai cherché mon cellulaire, mais je ne l’ai pas retrouvé. Je l’avais peut-être laissé chez mes amis, Thierry et Anthony. J’ai refait le trajet en sens inverse, et j’ai sonné à la porte de mes amis. Le brouhaha qui s’échappait de leur demeure, ne leur permettait pas de m’entendre. J’ai ouvert la porte et j’ai cherché Thierry. Il était dans la cuisine, pris dans une discussion avec Antoine. Ce dernier lui recommandait de passer par une entreprise de maçonnerie Montréal qui avait chez lui, un travail vraiment formidable. J’ai regardé sur le plan de travail et j’ai informé mes amis de la perte de mon téléphone. Annie a proposé de m’appeler pour que je le retrouve plus facilement. Malgré son appel, je n’ai pas pu le localiser. Les coussins du canapé furent retournés, les tables inspectées une à une, mais mes recherches ne me menèrent à rien.

Un peu désespérée, je me suis assise dans un fauteuil. J’ai senti un objet coincé derrière mon dos. Cela ne pouvait être que mon téléphone cellulaire, j’en fus instantanément persuadée. Ce n’était pas du tout lui, mais une pochette en cuir, appartenant à Linda. Elle fut ravie, et elle m’aida dans mes recherches. Ce fut elle qui pensa à vérifier si l’appareil téléphonique n’était pas tombé dans mon auto. Elle a des mains plus fines que les miennes, elle les a passées sur le côté des sièges et en dessous. Elle ne trouva rien. Je commençais à croire que jamais je ne le retrouverais. Pour me détendre, Marie m’a préparé une infusion de tilleul. Elle me raconta une aventure incroyable qu’elle avait vécue lors de son récent séjour en Écosse.

Alors qu’elle avait réservé une chambre dans un hôtel, elle n’avait pas pu y aller. Elle était arrivée tard dans un petit village, où aucun taxi n’existait. Elle prévint l’établissement hôtelier de la raison de son absence. Son interlocutrice lui donna les coordonnées d’un autre hôtel situé dans la ville elle-même. Marie alla à l’adresse indiquée. Elle vit une bâtisse tout en hauteur, de quatre étages, sur laquelle une enseigne annonçait sa fonction. Elle entra et fut accueillie par un jeune homme. Il avait été prévenu de son arrivée et il lui montra la chambre où elle dormirait. Mais, pendant cette nuit, mon amie ne parvint pas à trouver le sommeil, car des bruits étranges le perturbèrent.